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28 avril.

DIEU QUI AIME LA VIE


Migrants et réfugiés ne sont pas des pions sur l’échiquier de l’humanité. Il s’agit d’enfants, de femmes et d’hommes qui abandonnent ou sont contraints d’abandonner leurs maisons pour diverses raisons, et qui partagent le même désir légitime de connaître, d’avoir mais surtout d’être plus. Le nombre de personnes qui émigrent d’un continent à l’autre, de même que celui de ceux qui se déplacent à l’intérieur de leurs propres pays et de leurs propres aires géographiques, est impressionnant.


Les flux migratoires contemporains constituent le plus vaste mouvement de personnes, sinon de peuples, de tous les temps. En marche avec les migrants et les réfugiés, l’Église s’engage à comprendre les causes qui sont aux origines des migrations, mais aussi à travailler pour dépasser les effets négatifs et à valoriser les retombées positives sur les communautés d’origine, de transit et de destination des mouvements migratoires. […]            

              

En répondant au mandat du Christ « Allez, et de toutes les nations faites des disciples », l’Église est appelée à être le Peuple de Dieu qui embrasse tous les peuples, et qui porte à tous les peuples l’annonce de l’Évangile, puisque, sur le visage de toute personne est imprimé le visage du Christ ! Là se trouve la racine la plus profonde de la dignité de l’être humain, qui est toujours à respecter et à protéger. Ce ne sont pas tant les critères d’efficacité, de productivité, de classe sociale, d’appartenance ethnique ou religieuse qui fondent la dignité de la personne, mais le fait d’être créés à l’image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26-27), et plus encore le fait d’être enfants de Dieu ; tout être humain est enfant de Dieu ! L’image du Christ est imprimée en lui ! Il s’agit alors de voir, nous d’abord et d’aider ensuite les autres à voir dans le migrant et dans le réfugié, non pas seulement un problème à affronter, mais un frère et une sœur à accueillir, à respecter et à aimer, une occasion que la Providence nous offre pour contribuer à la construction d’une société plus juste, une démocratie plus accomplie, un pays plus solidaire, un monde plus fraternel et une communauté chrétienne plus ouverte, selon l’Évangile. Les migrations peuvent faire naître la possibilité d’une nouvelle évangélisation, ouvrir des espaces à la croissance d’une nouvelle humanité, annoncée par avance dans le mystère pascal : une humanité pour laquelle toute terre étrangère est une patrie et toute patrie est une terre étrangère.

Extrait du message du Pape François pour la 100e journée mondiale des migrants et des réfugiés : «Migrants et réfugiés: vers un monde meilleur»

  À travers les temps, le Pasteur ressuscité ne se lasse pas de nous chercher, nous ses frères égarés dans les déserts du monde. Et par les signes de la Passion – les blessures de son amour miséricordieux – il nous attire sur son chemin, le chemin de la vie. Aujourd’hui aussi, Il prend sur ses épaules beaucoup de nos frères et sœurs opprimés par le mal sous ses différentes formes.

                                                                                Pape François. 16 avril 2017

ÉDITORIAL
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La vraie histoire des hommes que ce monde devrait retenir et contempler pour poursuivre harmonieusement sa marche, c’est celle où l’homme fait route avec Dieu ; celle où l’homme se met chaque jour en face de Dieu, pour que toutes ses actions prennent Dieu pour origine et source. Tout

ce que nous entreprenons sans Dieu et cette conscience tournée vers lui, sur le chemin du bonheur, est voué à l’échec et conduit inexorablement à la ruine de l’homme. Ce que Dieu veut pour chaque personne, c’est le bonheur.


La lutte pour protéger la dignité humaine s’inscrit dans le projet de Dieu. Dans l’acte de la création, lorsque Dieu appelle l’homme à l’existence, il lui propose à l’occasion de goûter au bonheur. « Dieu créa l’homme à son image… il les créa homme et femme. Dieu les bénit et leur dit : Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre… Je vous donne toute plante qui porte sa semence sur toute la surface de la terre, et tout arbre dont le fruit porte sa semence : telle sera votre nourriture… Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait : cela était très bon ». (Gn 1, 27 à 31).


       La source du bonheur, c’est Dieu. L’histoire ou la marche du monde est là pour nous faire découvrir, jour après jour, que, sans Dieu qui s’est fait proche de nous en Jésus le Christ, rien de vrai, de sincère ne peut se faire. En Dieu dans le Christ tout concourt au bonheur de l’humanité. Mais lorsque les intérêts personnels, l’égoïsme du cœur humain, la soif du pouvoir politique et économique prennent la place dans le cœur des hommes, c’est la désolation et la tristesse. Ce qui se passe aujourd’hui encore dans tous ces pays où la dignité humaine est bafouée, piétinée, devrait nous faire réfléchir.


    Que signifie pour nous croire en Dieu ? Quel est ce Dieu en qui nous croyons ? Celui qui se donne ou celui de nos désirs, de nos intérêts ? Celui qui fait route avec nous comme autrefois avec les disciples d’Emmaüs, ou celui de nos rêves ? Les hommes ne peuvent pas faire l’histoire dans le sang au nom de Dieu, car il est Vie et Amour. En ce mois de mai, avec la Vierge Marie, femme de l’espérance, essayons de bâtir la civilisation de la paix pour un monde sans violence.


                                                                                        Fraternellement


                                                                                    Père Monnet YAPO

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